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Quand on prononce le mot « hypnose », à quoi pensez-vous ?
À un magicien de cabaret qui fait caqueter des spectateurs sur scène ?🦆 À une émission télévisée où des candidats perdent totalement le fil de leur volonté en quelques secondes ?
Il est tout à fait normal d’associer l’hypnose à ces images spectaculaires. Après tout, c’est principalement sous cette forme qu’elle nous est présentée. Mais entre le divertissement de scène et la réalité d’un cabinet, il y a un monde. Un vrai gouffre.
En séance, l’objectif n’est ni de vous impressionner ni de vous soumettre à un quelconque pouvoir, mais de vous accompagner vers un mieux-être en toute sécurité. Pourtant, ces idées reçues sur l’hypnose ont la vie dure et empêchent encore beaucoup de personnes de franchir la porte.
Et si on tordait le cou, une bonne fois pour toutes, aux 10 plus grandes idées reçues sur l’hypnose ?
Partie 1: Réceptivité et efficacité : levons les doutes
1️⃣« L’hypnose ne marche pas sur moi, je ne suis pas réceptif(ve) »
C’est une des idées reçues sur l’hypnose les plus tenaces!
La réalité : Vous avez un cerveau? Alors vous êtes réceptif(ve)! Tout le monde est réceptif à l’hypnose, car il s’agit d’un état naturel que nous expérimentons tous les jours sans le savoir. Vous l’avez déjà vécu en étant totalement absorbé(e) par un livre, un film, ou en conduisant en « pilote automatique » sans voir le temps passer. Ce n’est pas un don magique que l’on a ou qu’on n’a pas, c’est une capacité inhérente au fonctionnement de notre cerveau.
📌 »Ca n’a pas fonctionné sur moi, pourquoi? »
Si vous avez fait une séance d’hypnose et que vous avez été déçu(e) du manque de résultats, ce n’est pas un problème de capacité biologique à entrer en état d’hypnose.
Les causes spécifiques l’approche dissociante (Hypnose ericksonienne ou Nouvelle hypnose)
- Un manque de confiance ou de lâcher-prise : Si la personne lutte consciemment par peur de perdre le contrôle, son mental bloque l’accès au processus. On parle alors de résistance: je peux entrer en état d’hypnose, mais je ne veux pas (consciemment ou inconsciemment).
- Le choix de l’accompagnant ou de l’approche : Le courant ne passe pas, ou la technique utilisée (métaphores, type de guidage) ne résonne pas avec sa façon de fonctionner.
Les causes communes à tous les types d’hypnose
- Vous n’êtes pas prêt(e) au changement: Vous n’êtes pas venu(e) de vous même, on vous a peut-être fortement incité(e) à venir en séance et vous n’êtes simplement pas prêt(e).
- Un objectif flou ou des attentes irréalistes : Attendre un « miracle » magique sans s’impliquer réellement dans la démarche thérapeutique. Il n’y a pas de bonne séance d’hypnose sans avoir déterminer un objectif: clair et précis.
💡Que faire?
- Exprimez à votre thérapeute vos difficultés et tentez une seconde séance. Votre thérapeute devrait logiquement refaire le point sur votre objectif et modifier son type de guidage.
- Le cas échéant, changez d’approche (ou de thérapeute) et passez à l’hypnose humaniste où il n’y a pas de résistance possible puisque vous êtes en sur-conscience.
- Si vous n’êtes pas prêt, soyez patients le moment viendra ù vous sentirez que vous êtes prêt(e) à accueillir le changement.
2️⃣« Je ne peux pas être hypnotisé(e), je suis trop stressé(e), je n’arrive jamais à me détendre et à lâcher-prise »
La réalité : C’est un paradoxe classique, mais le stress n’est en rien un obstacle ! Beaucoup de personnes pensent qu’il faut être parfaitement détendu pour commencer. En réalité, l’hypnose est un outil formidable précisément pour celles et ceux qui gambergent beaucoup ou qui ont du mal à lâcher prise. Inutile d’être un bouddha zen avant de venir ; c’est au contraire parce que le stress est là que l’accompagnement prend tout son sens et vous aide à trouver l’apaisement.
💡 Quand je reçois pour la première fois une personne très stressée ou anxieuse, si elle évoque cette crainte, je lui réponds cette phrase qui va l’étonner et la rassurer en même temps. « Rassurez-vous, l’hypnose va fonctionner même si vous êtes très stressée pendant toute la séance. Ce sera moins confortable pour vous, mais pour moi ça ne change rien. Vous pouvez rester stressée toute la séance ». Tout bon hypno y verra une belle suggestion…
3️⃣« Ça n’a pas marché : j’ai tout entendu »/« Je dormais, je n’ai rien entendu »

La réalité : C’est le grand paradoxe de l’hypnose ! Contrairement aux idées reçues, on ne dort pas en séance. Vous restez conscient(e) et vous entendez le son de ma voix tout au long du travail. Vous êtes toujours ici et en même temps ailleurs. À l’inverse, si, au cours d’une séance de nouvelle hypnose ou d’hypnose Ericksonienne, vous avez l’impression d’être « parti(e) très loin » au point de ne plus écouter les mots, c’est tout aussi normal : votre esprit s’est simplement évadé pendant que l’inconscient faisait le tri. Dans les deux cas, le processus fonctionne.
4️⃣« Il suffit normalement d’une seule séance »
La réalité : L’hypnose thérapeutique n’est pas de la baguette magique, mais c’est une thérapie brève redoutablement efficace. Contrairement aux approches traditionnelles qui s’étalent sur des années, elle permet d’obtenir des résultats concrets en un nombre de séances ciblé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

En savoir plus sur cette étude
L’étude d’Alfred A. Barrios, intitulée « Hypnotherapy: A reappraisal », a été publiée en avril 1970 dans la revue scientifique Psychotherapy: Theory, Research & Practice (et souvent relayée par la suite dans divers magazines et publications de santé).
- L’origine des chiffres : Alfred A. Barrios a analysé et synthétisé un large éventail de données et de recherches cliniques existantes sur l’efficacité relative de différentes formes de psychothérapie.
- La définition du taux de récupération (Recovery Rate) : L’étude s’est penchée sur la capacité d’une méthode à résoudre ou à améliorer durablement la problématique du patient de manière mesurable.
- La comparaison historique : C’est l’une des premières études à avoir mis en opposition chiffrée l’hypnothérapie (qui montre un taux de réussite élevé évalué autour de 93% après un nombre réduit de séances, soit environ 6), la thérapie comportementale (autour de 72% après 22 séances) et la psychanalyse traditionnelle (environ 38% après un nombre beaucoup plus important de séances, soit près de 600).
- Le concept de thérapie brève : La conclusion principale de Barrios mettait en avant le fait que l’hypnose permet de contourner plus rapidement les résistances du conscient, ce qui en fait un outil de choix pour réduire drastiquement la durée des thérapies.
Contrôle, sécurité et lâcher-prise : levons les peurs

5️⃣« Est-ce que je vais perdre le contrôle ? Je ne veux pas faire la poule!🐓»
La réalité : C’est le cliché par excellence renvoyé par les spectacles ou la télévision, où l’hypnotiseur impose sa volonté. En cabinet, c’est exactement l’inverse : vous ne perdrez jamais le contrôle et personne ne vous fera faire quoi que ce soit contre vos valeurs.
Pour bien comprendre, il faut savoir qu’il existe différentes approches en thérapie :
- L’hypnose dissociante (hypnose Ericksonienne et nouvelle hypnose): C’est une approche douce et respectueuse où l’on utilise des métaphores et la communication inconsciente. Vous avez l’impression de « partir un peu ailleurs », de rêvasser, mais une partie de vous reste toujours actrice et consciente de ce qui se passe.
- L’Hypnose Humaniste : Ici, on va encore plus loin dans la reprise de contrôle. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un état de sommeil ou d’inconscience, mais un état de « sur-conscience ». Vous êtes pleinement éveillé(e), ancré(e) et acteur(trice) majeur(e) de votre séance. C’est vous qui effectuez le travail intérieur, guidé(e) par mes mots, sans jamais subir la moindre manipulation.
6️⃣« J’ai peur de ne pas me réveiller… et si vous ne me ramenez pas?»
La réalité : Il est physiquement et mentalement impossible de « rester bloqué » en hypnose. L’état hypnotique est un état naturel (comme quand vous êtes absorbé(e) dans un livre). En approche dissociante (Ericksonienne ou nouvelle hypnose), si la séance s’arrêtait brusquement, vous sortiriez de cet état de focalisation en quelques secondes par vous-même. En hypnose humaniste, pas de réveil, puisque vous êtes « sur-conscient » encore un moment même après la séance, et c’est très agréable et sans aucun danger. Aucun risque, donc !
7️⃣« J’ai peur d’empirer mon problème ou d’ouvrir une boîte de Pandore »
Voici une des idées reçues sur l’hypnose qui génère beaucoup d’anxiété… La crainte qu’une séance pourrait faire ressortir des choses enfouies et qu’on pourrait être plus mal après qu’avant et ne plus pouvoir revenir en arrière.
La réalité : C’est une crainte très fréquente, la peur de faire une bêtise pendant la séance ou d’être manipulé(e) mentalement par le thérapeute et que ce soit pire après. Sachez que votre inconscient est avant tout un formidable protecteur. Il ne vous emmènera jamais là où vous n’êtes pas prêt(e) à aller au moment T. Le travail se fait toujours à votre rythme, en douceur, et en gardant les rênes. L’hypnose est là pour apaiser et trouver des solutions, pas pour brusquer votre équilibre.
Don, science et croyances : démêlons le vrai du faux
8️⃣« Il faut avoir un don pour pratiquer l’hypnose, ce n’est pas scientifique »
La réalité : ✨Aucun don mystique n’est requis, ni pour pratiquer ni pour recevoir l’hypnose ! C’est une discipline qui repose sur des mécanismes psychologiques et neurologiques parfaitement réels. Aujourd’hui, l’imagerie médicale (comme l’IRM) a largement démontré ce qui se passe dans le cerveau en état d’hypnose : il s’agit d’une modification naturelle de notre vigilance et de notre attention. C’est de la neurobiologie appliquée au mieux-être, pas de la magie.
👉Pour aller plus loin
De nombreux médias relayent une étude sur l’hypnose réalisée par des chercheurs américains et publiée par la revue Cortex. Cette étude permet de mettre en évidence, grâce à l’IRM, certains mécanismes cérébraux impliqués dans l’état hypnotique et plus particulièrement ceux qui sont associés à la focalisation de l’attention sur l’activité mentale, à la diminution de la conscience de soi et à l’augmentation du contrôle des réactions corporelles par la pensée. « Effet de l’hypnose sur le cerveau » par l’Institut Français d’Hypnose (IFH).
🧚♀️Le professionnalisme, la bienveillance et l’empathie sont mes seuls pouvoirs magiques!
9️⃣«Il faut y croire pour que ça fonctionne »
La réalité : L’hypnose n’est pas une religion, elle n’exige pas d’avoir la foi pour fonctionner ! La seule chose qui est utile, c’est d’avoir de la curiosité et l’envie sincère de changer ou d’aller mieux. Même si une part de vous reste rationnelle ou sceptique (« je veux bien essayer, mais j’ai des doutes »), le processus fonctionne tout aussi bien. Votre cerveau sait très bien se laisser guider dès lors que vous lui offrez un espace sécurisant.
🔟« Ça ne va pas fonctionner sur moi, je suis trop cartésien(ne) ! »
La réalité : C’est souvent l’inverse qui se produit ! Les personnes très cartésiennes ou analytiques « lâchent » parfois même plus facilement, parce qu’elles comprennent le processus ou qu’elles ont simplement besoin de vivre l’expérience concrètement pour y adhérer. L’hypnose ne demande pas de « croire » aveuglément ou de débrancher son cerveau : c’est un travail qui s’appuie sur des mécanismes de communication et de physiologie bien réels. Votre esprit logique a le droit d’analyser, cela n’empêchera pas votre inconscient de faire son travail.
En résumé…

« Il y a bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées«
André Gide
Bulle de Ressources
L’hypnose thérapeutique n’a rien à voir avec le spectacle : c’est un partenariat, un moment pour vous, guidé par la bienveillance et le respect de votre rythme.
Alors, prêt(e) à laisser de côté les idées reçues sur l’hypnose pour expérimenter ce que l’hypnose peut vraiment faire pour vous ?
✨Je vous accompagne au cabinet à Saint-Clément ou en téléconsultation. N’hésitez pas à me contacter pour en discuter !
Bonne journée🌞
K.P.
« Offrez-vous une bulle de ressources, et laissez faire le changement. »
